Ma création d'emploi 2.0

J'ai créé mon propre emploi, un an après mon licenciement !

Je n’ai pas vu le temps passer !

Il y a un an, il me fallait sortir de 23 ans passés dans la même entreprise (dont pas mal d’années de pantouflage) pour gagner en agilité professionnelle et ainsi pouvoir mieux rebondir pour décrocher un nouvel emploi en CDI qui me permettait d’atteindre enfin la retraite !

C’est la voie relativement classique pour un quinqua salarié qui veut atteindre la retraite et pouvoir en profiter aussi. D’un autre côté, quand on a des idées comme moi et que le temps passe sans pouvoir l’arrêter, on se dit que c’est maintenant ou jamais !

Alors la balance a finalement penché du côté « une folie de quinqua » d’autant plus que mon expérience professionnelle d’informaticien ne me servirait pas pleinement.

J’ai voulu créer mon propre emploi en créant une entreprise socialement innovante et typée « startup », ce qui n’est pas courant pour un quinqua !

Je suis passé d’un extrême à l’autre en ayant du oublier mon métier d’informaticien et ses habitudes de salarié depuis 9 mois pour me consacrer à fond sur mon nouveau projet en tant qu’entrepreneur innovant.

C’est une galère impensable avec plus de 25 ans de salariat à oublier, mais ça devient excitant d’essayer de concrétiser une idée car une idée ne vaut que si elle est réalisée… Je n’avais jamais éprouvé ce sentiment durant ma période précédente !

Mais le gap à combler est très profond ! Je déconseillerais de passer d’un extrême à l’autre aussi vite, plutôt se préparer pendant quelques années avant de se lancer… En plus, la microentreprise est un plan bon pour faire une expérimentation tout en restant salarié.

Ou alors, il faut être un peu givré comme moi avec une sacrée dose d’imagination… Le fait d’avoir écrit un roman d’anticipation doit y être pour quelque chose !

L'aventure continue et mon agilité professionnelle progresse...

Quinquas, renforcez votre agilité en créant votre entreprise !

En France, on observe souvent que les quinquas souffrent de la comparaison avec les jeunes actifs au niveau de leur agilité, leur prise de risque semble amoindrie et leur capacité d'adaptation semble relativement diminuée ainsi que leur créativité...

Est-ce vrai ? Peut-être que l'on accorde une trop grande importance à leur expérience professionnelle, ce qui a tendance à masquer le reste...

Si l'on prend l'exemple des startupers !  Regardons leurs photos et cherchons les cheveux blanc, on en trouve pas beaucoup ! 

Il doit exister 1001 bonnes raisons pour expliquer la situation professionnelle des quinquas ou des séniors, mais beaucoup galèrent dès qu'ils se trouvent en mauvaise posture car l'expérience professionnelle ne fait pas tout surtout en période de fort chômage.

Alors si vous vous sentez en difficulté, créez votre entreprise ! Même si ça ne marche pas , vous aurez toujours gagné en agilité professionnelle ! 

 

 

20% des créateurs d'entreprise ont plus de 50 ans !

C'est magnifique je vais en faire parti ! Mais pas de manière conventionnelle, cela ne me ressemblerait pas...
Ma création ne se fera pas dans le cœur de mon ancien métier d'informaticien... J'ai une gamine qui est loin d'être autonome dont il faudra financer les études.... Mon projet a tout d'une startup sur un marché qu'il faut révéler et dont le business model est innovant... Bref quelle aventure aussi risquée pour un quinqua ! J'ai vraiment un profil atypique...
On dit qu'il faut être disruptif pour réussir dans le domaine des startups, j'ai du dépassé ce stade, on pourrait remplacer "disruptif" par "disjoncté" dans mon cas !
Et pourtant je crois en l'Humain et en l'Economie Sociale et Solidaire , ce sont mes principales motivations pour me lancer quoi qu'il arrive !

L'Economie Sociale et Solidaire (ESS) est l'avenir de l'entreprise !

Faire du fric à court terme est l'idéal en terme de profit immédiat, mais cet objectif propre au capitalisme financier n'assure pas l'avenir de l'humanité ! Il en résulte une instabilité financière perpétuelle et un manque de vision ou de stratégie à long terme... Les gens n'ont plus confiance...

On assiste à la montée des mouvements populistes en Occident qui surfent sur la peur de l'avenir, la percée de Donald Trump, un candidat soi-disant anti-système prouve que même que les USA pourtant berceau du capitalisme financier doutent de leur avenir à long terme...

Remettre l'humain et la société au centre des préocupations des entreprises seront les principaux enjeux des années à venir !

L'ESS ne se réduit pas à l'assistanat aux plus défavorisés, ses préoccupations concerne également l'environnement, le développement durable et tout ce qui assure l'avenir à long terme de l'humanité...

Le capitalisme financier devient un fléau des temps modernes, le fric doit être au service des entreprises et non pas l'inverse !

Mon projet de start-up s'orientera vers l'ESS pour lui donner une chance supplémentaire d'évoluer et de durer.

L'Humain avant tout !

Deux mois après , le rêve continue

Deux mois passent vite quand on veut créer une entreprise !

Mon projet est relativement innovant, son business model n'est pas courant, son marché n'est pas encore formé, bref c'est passionnant et flippant à la fois... C'est l'aventure !

En plus, mon ancien métier d'informaticien ne m'avantage pas, je pense trop technique et pas assez marché, marketing , client...

J'ai du me forcer depuis deux mois à laisser tomber la technique pour sentir le potentiel de mon projet, maintenant ça va mieux !

Le métier d'entrepreneur ne s'improvise pas ! C'est avant tout un état d'esprit, une agilité à acquérir pour pouvoir rebondir, car rien n'est acquis définitivement quant il s'agit d'imaginer le comportement des consommateurs.

Si je devais donner un conseil aux quinquas en phase de transition professionnelle, je dirais simplement "Ne faites pas comme moi !" , une création d'entreprise se prépare de long mois à l'avance, il faut se mettre en condition, changer de façon de penser surtout si l'on est salarié depuis 30 ans  car le salariat dans les grandes entreprises bride trop la créativité ! 

Alors mieux vaut ne pas attendre d'être licencié et avoir du fric pour se lancer ! Mieux vaut prendre son temps, améliorer son projet jusqu'à arriver à trouver du financement et enfin se lancer même si les jambres tremblent un peu, c'est normal !

Quant à moi , je développe mon agilité tout en avançant...

Vouloir créer une start-up dans le conseil à 52 ans, pourquoi cette folie ?

Alors que j’aurais pu attendre la retraite en CDI même si c’est moins tranquille qu’il y a quelques années, il me restait seulement une douzaine d'années à faire…

Sans expérience, mes chances de réussite sont ridicules dans le domaine de l’entreprenariat, encore plus dans le cadre de la start-up  ! Pourtant je m’accroche car mon intuition me dit que l’économie collaborative n’a pas encore donné tout son potentiel…

Une place de marché de type C2C (entre particuliers) dédiée au conseil devrait aider des millions de gens à renforcer leur agilité et pas seulement les salariés !

C’est un bon moyen de faire face à la précarité qui s’installe peu à peu…

Ce concept de place de marché n’est pas encore répandu, il reste prometteur mais excessivement difficile à maitriser ! Alors je m’accroche, je m’accroche en faisant confiance à ma créativité !

C’est passionnant !

Précarité vs Agilité

La précarité, on la voit venir de loin , elle se rapproche et on a de plus en plus de mal à l’éviter !

Pourquoi ? La mollesse de la croissance française oblige à promouvoir le dynamisme de l’économie et donc du marché du travail par son assouplissement (35 heures, code du travail...) Rien à redire sinon que c’est synonyme de plus de précarité pour les salariés !

Peut-on l’éviter ? Je n’en suis pas sûr, c’est le prix à payer pour améliorer la compétitivité de nos entreprises et donc de défendre nos emplois, il n’existe pas de solutions miracles sans efforts à fournir de la part de la population.

Alors pourquoi ne pas se doper à l’agilité professionnelle pour mieux vivre cette précarité ? être agile, c’est pouvoir mieux rebondir en cas de galère !

Cela passe par la formation professionnelle pour mieux coller aux offres d’emploi, par l’ubérisation pour boucler ses fins de mois difficiles...

Mais aussi par le conseil et les renseignements que peut recueillir chaque salarié pour faciliter l’aboutissement de ses projets et la résolution de ses problèmes professionnels.

Ce dernier point m’intéresse plus particulièrement, j’espère passer du statut de chômeur à celui d’entrepreneur pour monter une start-up qui par l’ubérisation du conseil devrait contribuer au renforcement de l’agilité des salariés !

Ce n’est pas impossible, il suffit d’y croire !

« Ma recherche d’emploi 2.0 » devient « Ma création d’emploi 2.0 »

Commencer 2016 par une bonne résolution, celle de créer mon propre emploi 2.0 en créant une start-up !

C’est très risqué, mais j’ai finalement pris cette direction ayant assez de détermination et d’imagination pour me lancer dans cette entreprise à 52 ans. C’est le moment où jamais !

Cette start-up agira dans l’économie collaborative et en particulier dans « l’ubérisation » du conseil.

Je n’oublie pas le développement de l’agilité, elle reste un gage de dynamisme pour tous face à la sinistrose ambiante.